29 juin 2007
Chaînérature
Piquée par ici, une petite chaîne tout spécialement pour Twenty Two... ;)
Le 1er livre qui vous a marqué :
Le Rouge et le Noir, Stendhal. Je ne sais pas si c'est parce que j'avais 13ans, où à cause de Julien Sorel qui me parlait tant, ou de Madame de Rénal, mais le Rouge et le Noir, outre ses qualités, demeure pour moi tout un symbole.
Celui que vous reliriez avec plaisir:
La conquête de Plassans, Zola, 4ème dans la série des Rougon Macquart, je l'ai lu vers mes 15ans, je l'ai relu pour partie deux ans plus tard, c'est je crois mon préféré chez Zola pour l'instant, pour le traitement de la folie et de la rumeur...
Celui qui vous a fait le plus pleurer
Allons réveiller le soleil, la suite de Mon Bel Oranger, José Mauro de Vasconcelos, j'étais adolescente aussi, c'est la première fois que je pleurais réellement, à gros sanglots, pour un livre.
Celui qui vous a le plus déçu:
Les gommes, Robbe Grillet, des velléités, un jour, de s'attaquer au nouveau roman, vers 18ans, la sensation si désagréable de se sentir tenue à distance du sens, des mots, de la littérature en présence. L'impression de ne pas savoir lire. Non seulement la plus grande déception littéraire, mais aussi certainement, la plus grande humiliation.
Celui que vous n’avez jamais pu terminer:
La peau de chagrin, Balzac, comme la plupart des Balzac commencés d'ailleurs, il y a des auteurs comme ça...
Celui que vous ne lirez jamais :
Harry Potter, à cause de l'effet surmédiatisation, à cause du fantastique, et du fanatisme mièvre, à mon goût, qui l'entoure, tout ce que j'exècre... Bref, jamais lu une ligne, jamais vu un film, je perds peut être quelque chose, ou pas...
Celui que vous attendez avec impatience:
Les années d'ombre, la suite du Sacrifice d’hilma, de Kerstin Thorvall, roman féministe, scandinave, historique, et féminin. Le Sacrifice d'Hilma est un chef d'oeuvre, depuis que je l'ai lu, j'attends avec impatience le 2ème volet de la Trilogie de Signe.
Un auteur dont vous avez lu tous les livres:
Luis Sepulveda je crois, du Vieux qui lisait des romans d'amour aux Roses d'Atacama, en passant par de nombreux autres, mais peut-être en ai-je oublié sans savoir...
Et Enid Blyton sans doute, puisque j'ai lu tous les oui oui, puis tous les clubs des cinq, et enfin tous les Mallaury School...
Un auteur dont vous prévoyez de lire tous les livres:
Zola: les Rougons Macquart sont déjà bien entamés, et je compte les continuer (peut être les finir) cet été. J'ai déjà lu Thérèse Raquin également.
Un livre qui n’est pas un chef d’œuvre mais que vous avez
beaucoup aimé:
Tu n’es pas seul à être seul, recueil de nouvelles de Stéphanie Janicot, qui se lit très vite, et très bien, quelques unes sont extrêmement poignantes. C'est un très beau livre.
Un livre qu'on vous a recommandé à l'école et que vous avez, contre toute attente, beaucoup aimé:
Le Lion, Kessel, lecture contrainte en 4ème, et contrairement à ce que je craignais, j'avais adoré, les descriptions, l'histoire, les relations, les Massaï...
Un classique français qui vous tombe des mains:
Eugénie Grandet, oui, encore Balzac, lecture contrainte en 4ème également, dégoûtée à jamais sans doute...
Le dernier livre que vous avez acheté
Théorie de l’accident, Ali Smith, lecture temporairement interrompue, pas vraiment d'avis à donner encore.
Les livres que vous lisez en ce moment:
Je ne lis pas en ce moment…je révise !
Le prochain livre que vous lirez :
Son excellence Eugène Rougon, Zola, toujours, non, ce n'est pas une obsession!
Livres et écrivains que vous recommandez absolument:
Kundera, en toutes circonstances, quoiqu'on en dise, L'ignorance, L'insoutenable légèreté de l'être.
Huston, pour faire dans le contemporain, Romance, Lignes de Faille
Zola, évidemment, Le Ventre de Paris, La conquête de Plassans.
Stendhal aussi, Le Rouge et le Noir, au moins.
et Proust, sans quoi...
24 juin 2007
Gay Pride in Marseille
C'était hier ma 2ème gay pride, à Marseille toujours, mais ma toute première sous les couleurs revendicatives d'SOS Homophobie. Nous étions assez nombreux, et bien visibles, grâce à nos tee shirt de couleur improbable(!).
Je me suis souvenue de l'an dernier, où nous nous étions jetées, Elixir et moi, dans la foule, non sans appréhension pour cette première, et un peu perdues, toutes les deux dans ce grand cortège...
Hier, nous arrivions en force, finalement. Il y a cette impression rassurante, dans l'engagement associatif, de ne plus être soi en tant que tel, mais au service d'une cause, et de s'effacer, naturellement, derrière cette cause. Il n'y a peut être que dans les actions associatives que cette pression sociale que l'on s'auto-imprime cesse de peser sur soi, on n'a pas à effectuer telle ou telle performance, ni à donner telle ou telle image personnelle, on a juste à faire exister une cause. Quelque part, c'est idiot sans doute, mais c'est rassurant.
Il demeure toutefois une certaine amertume de cette gay pride, le sentiment que finalement, le cortège, toujours plus festif, se fait de moins en moins représentatif, et revendicatif, essentiellement peuplé de tous jeunes adolescents, surtout là pour la musique, sans bien en comprendre tous les enjeux, et qui écarquilleront grand les yeux quand il nous croiseront, en Tee Shirt Rose SOS Homophobie le soir même sur la Canebière...
Le sentiment aussi que passées les quelques petites heures où la population marseillaise nous regarde, avec bienveillance, défiler, quand vient le soir et que deux hommes isolés se tiennent la main sur le vieux port, les regards se font plus insistants, moins agréables...
Le sentiment enfin que la prise de conscience ne dure que le temps du défilé, que le temps des discours, que le temps des comémorations en hommage à Pierre Seel et aux déportés homosexuels victimes de la barbarie nazie, et que sur le long terme, tout cela demeure assez vain.
Je ne sais plus parfois si cette impression d'immensité face à la tâche à accomplir tient simplement au fait que nous n'en sommes finalement qu'aux extrêmes prémisses, ou si ce n'est pas plutôt qu'un cycle, qui nous brasse, et nous ramène régulièrement au point de départ, nous fait reculer de trois pas sitôt qu'on en a fait deux en avant, j'ai peur parfois, que d'épuisement, un jour, on se noie.
Heureusement toutefois nos convictions, les discours des élus, et les avancées, petit à petit...
Et pour finir une pensée pour Jull, que j'ai été très heureuse et agréablement surprise de rencontrer sur place, merci d'avoir pensé à venir me voir! ;)
22 juin 2007
Sète cette set cet sept!
Il y a des choses, sept et un peu plus sans doute, que vous ne savez pas...
1/ Quand j'avais trois ans et des brouettes, j'ai été animée un jour d'intentions meurtrières à l'égard ma soeur, et je lui ai enfoncé méchamment mes index dans les oreilles, avec toute la force que je pouvais, pour lui écraser la tête (et qu'elle cesse de crier accessoirement). Cet accès de folie passé, bien que mes parents n'en aient jamais rien su, j'ai eu très peur pendant de nombreux jours que ma soeur meurt effectivement des suites des blessures que j'aurais pu occasionner sur sa petite tête. Aujourd'hui, il semble qu'elle aille bien, comme quoi, très jeune elle avait déjà la tête dure... Cependant, cet épisode de violence non contenue de ma part me choque encore aujourd'hui!
2/ Quand j'avais 6 ans, j'ai volé des bonbons dans une grande surface, dans le dos de ma mère, en entraînant ma soeur avec moi. Ma mère nous a surpris, et nous a fait un sermon mémorable, tout en colère froide, sans hausser la voix, en public, tout en nous achetant lesdits bonbons (que j'ai été incapable d'avaler), ce fut la honte de ma petite vie.
3/ Quand j'avais 9 ans, je mentais effrontément à mes parents (oui, j'étais une enfant pleine de vices) quant à l'heure de mon coucher, avec beaucoup de soin pour la rendre crédible (du genre, avouer piteusement 21h25 si j'avais la permission de 21h15) alors que tous les soirs, je lisais sous ma couette, avec une lampe torche jusqu'au milieu de la nuit.
4/ Quand j'avais 12 ans, j'ai été recalée deux fois à l'examen de ski de la 2ème étoile, que je n'ai jamais eu d'ailleurs, puisque l'année suivante, je me suis cassée le genou et ne suis plus remontée sur des skis ensuite.
5/ Quand j'avais 15 ans, j'ai appris (avec plus ou moins de bonheur) à encaisser les réflexions quasi quotidiennes de ceux qui disaient "ta soeur est quand même super belle/canon/bien foutue... vous êtes très différentes!".
6/ Quand j'avais 18 ans, j'ai appris (avec plus où moins de conviction) à écouter ceux qui disaient aussi "ben non, qu'est-ce que tu lui trouves de plus que toi, à ta soeur?" et j'ai suivi une leçon de conduite, à 9heure du matin, après avoir partagée, la nuit précédente jusque 6h, une bouteille de manzana entière avec UNE qui se reconnaîtra...
7/ Quand j'avais 21 ans, je me suis rendue compte que peut être j'étais presque adulte...

A vous maintenant!
19 juin 2007
Demain à Marseille
Mes chers petits canards du sud, demain soir, vers 18h30, nous présentons le Rapport Annuel de SOS Homophobie à la librairie Les Mots pour le Dire à Marseille.
Si vous êtes intéressés, si vous êtes dans le coin, vous aurez même l'immense honneur de voir votre serviteur faire son petit speech sur la lesbophobie, thème épineux s'il en est!
Après laprésentation du rapport par mes acolytes et moi-même, suivra un petit débat sur les problématiques relatives à l'homophobie et l'homosexualité dans notre société (dure et méchante, comme chacun sait!)
Venez nombreux donc, que je voie vos bouilles, votre ramage, votre plumage (en tout bien tout honneur, attention!), et vous saurez peut être même comment je m'appelle en vrai (le mythe s'effondre, je ne m'appelle pas Plusieursens)...
A demain donc!
17 juin 2007
Histoires
C'est l'histoire d'un énorme bébé de onze livres, qui naît à la fin de l'été dans un minuscule appartement, un peu miteux, un peu crasseux, au milieu d'un père, déjà abîmé par la perte d'un enfant quelques années auparavant, et d'une mère qui n'en voulait pas, d'un frère à peine plus vieux, et d'une grande soeur très brune au visage très fin.
C'est l'histoire d'un petit garçon de dix ans, un peu boule, un peu myope, qui se retrouve tout seul au mileu de son père tout cassé, et de sa mère qui sombre, avec son frère à peine plus vieux, quand la grande soeur très brune au visage très fin a dit "J'ai froid" alors que le poison se diluait dans ses veines.
C'est l'histoire d'un jeune garçon, immense et maigre, coiffé comme un Beattles et qui connaît Sergent Peppers par coeur, qui a profité de mai 68 pour ne plus remettre les pieds au collège, et qui à 15ans a commencé à travailler. Apprenti, ouvrier, tâcheron, en mobylette, en voiture, en caravane, travailler toute la journée, lire toute la nuit, au milieu des romans de gare et des romans érotiques, Tolstoï, Zola, Gary, Pagnol, et des ouvrages historiques, sur la Bretagne ou le Cambodge. Au bout de suffisamment d'heures de travail, de mètres carrés posés et d'argent gagné, tout dépenser à faire la fête, et suivre ce rythme, des années durant.
C'est l'histoire d'un jeune homme, toujours immense et toujours maigre, qui choisit le prénom de son fils, qui a préparé la chambre d'enfant, qui va bientôt être père, et qui finalement ne le devient pas, pas cette fois-ci, pas avec lui, pas avec elle.
C'est l'histoire d'un homme, abîmé, dont le sang coule dans des veines qu'il n'a pas eu le droit de reconnaître, qui épouse une jeune fille aussi mal née qui lui, qui s'installe avec elle, qui se bat à ses côtés contre la douleur de ces enfants qui meurent à peine conçus, de cet ami qui se suicide en remerciant pour toutes les années de jeunesse heureuse, de ces parents qui disparaissent à leur tour. Un frère pour toute famille, des neveux blonds qu'il couve des yeux.
C'est l'histoire d'un homme enfin père, qui restera le seul homme de la vie de son aînée, qui aura légué toute sa force à sa cadette, qui aura transmis les traits bruns et très fins de sa grande soeur à la benjamine. Qui les chérit, qui les protège, qui les élève sans trop sévir, qui les gâte sans doute plus qu'il ne faut, qui leur apprend l'histoire et la politique, qui leur transmet le culte de l'école et de l'instruction, du respect des maîtres et maîtresses et du travail bien fait.
C'est l'histoire d'un homme qui prend de l'âge, toujours immense mais de plus en plus bien portant, un peu paternaliste à la tête de son entreprise, le genre qu'on aime et qu'on respecte, qui a réussit sa vie et sait en profiter, qui dit qu'il ne pourra jamais être plus heureux, qui aime sa femme comme un adolescent, et qui pleure de joie au téléphone quand ses filles réussissent à l'école.
C'est l'histoire d'un homme heureux de vieillir, qui imagine dans quelques années les petits enfants qui courront autour du cerisier, et les parties de pétanque après le barbecue dominical, qui aime le vin et les viandes rouges, qui tourne la mort en dérision, et nous interdit de pleurer quand il mourra, et qui veut Yellow Submarine pour son enterrement.
14 juin 2007
De l'importance d'être constante...
"- Félicitations alors!
- Merci!
- Et tu fais quoi maintenant, tu es en vacances?
- Non, pas encore, dans un mois...
- Ah, et tu aurais un numéro de téléphone pour que je t'appelle? Pour qu'on fasse connaissance, pendant tes vacances?
- Ah oui mais je pars en Bretagne pour mes vacances...
- Ah... mais j'aurais bien aimé qu'on fasse connaissance, qu'on discute ensemble, tout ça...
- Mais je ne suis pas célibataire, désolée...
- Ah bon et ton copain il est en Bretagne aussi?
- Ma copine oui...
- Non mais ton copain?
- Je n'ai pas de copain, j'ai une copine
- Mais tu m'as dit que tu n'étais pas célibataire??
- Non, je suis avec une fille.
- Naaaan??? C'est pas vrai??
- Si si...
- Mais c'est pas possible, il vous faut bien un mec quand même! Comment vous faites??
- Eh bien renseigne-toi
- Ben je me renseigne!!! Tu n'as qu'à dire à ta copine que tu as besoin d'un mec et qu'elle te laisse allez avec moi!
- Ecoute, tu es gentil, mais je n'en ai vraiment pas besoin..."
Lui donne-t-on la palme à celui-ci?
11 juin 2007
Accomplissement
Hier vers 21h, j'ai rabattu l'écran de mon ordinateur portable en me disant "allez, ça suffit maintenant", et là, toute l'angoisse que je tenais à distance, du bout de mes fiches d'économie ou de droit constit, m'est tombée dessus, oppressante, envahissante, et m'a tordu le ventre pour toute la soirée.
J'ai dormi quelques heures, et j'ai ouvert les yeux avant le réveil. Mécaniquement, j'ai déjeuné, malgré tout, ai pris connaissance des grands titres de l'actualité, me suis lavée, habillée, engoncée dans ce tailleur de circonstance. Blanche, cernée, et les jambes tremblantes, je me suis rendue à l'Ecole.
Je suis arrivée, liquide. Tous les autres passaient avant moi. L'attente, longue, presque 3heures. Heureusement, des professeurs rassurants, et humains, pour pallier à l'inorganisation d'un président de jury bien peu respectueux...
Finalement, le texte, Marc Blondel, un article du monde, l'égalité et l'équité, vaste programme! 30minutes, réglée comme du papier à musique. Et l'entrée dans la salle du Conseil. 10 minutes de commentaire, très réglé aussi, attention à la voix qui s'accroche aux mots, attention au pied qui bouge frénétiquement sous la table, aux mains, moites évidemment, qui se torturent entre elles. Et les questions, en rafale pendant 20minutes. Destabilisation, remobilisation, ignorance, tentative plus ou moins heureuse de réponses, quelques connaissances tout de même. "Nous sommes au terme des 30minutes, mademoiselle, merci."
Sortie.
Délibérations, pas trop longue.
Retour, tous ensemble dans la salle du Conseil.
Enoncé des résultats par le Président. Evidemment dernière de la série par ordre alphabétique, l'angoisse monte au cours des résultats proclamés. Et finalement "Polysémie, 12,5, Grand Oral validé, mention assez bien!".
Incrédulité, surprise,bonheur, soulagement, joie. Congratulations mutuelles.
Elixir m'a rejoint, pour fêter ça autour d'un verre avant de plus conséquentes festivités.
Peut être que le plus émouvant pour moi cependant, c'était la réaction de mes parents, si pudiques habituellement, et si peu disserts sur leur sentiments, qui chacun leur tour étaient en larmes au téléphone pour me féliciter. Comment leur faire comprendre qu'il s'agit tant de leur réussite que de la mienne propre. Que sans eux, je n'y serais pas. Que c'est la qualité de leur éducation qui m'a permis de m'accomplir dans ce pour quoi je n'étais pas trop mauvaise: les études. Que ce diplôme n'est pas seulement le fruit de mon travail, mais aussi de leurs efforts pour me soutenir, des principes qu'ils m'ont inculqués, et que compte tenu du travail qu'ils ont eux-mêmes fournis tout au long de leur vie pour nous permettre de faire toujours ce que nous souhaitions faire, mes soeurs et moi, je ne pouvais pas les décevoir. C'est puéril, mais faire ainsi leur fierté fait la mienne plus que toute autre chose.
(oui, c'est un post prétentieux, égocentrique, narcissique, et plein d'autosatisfaction, mais ce soir j'ai le droit, c'est comme ça, et surtout après ça!)
06 juin 2007
Enchaînée!
Enchaînée que je suis par une des mes compatriotes de blog, je me prête à l'exercice...
Quatre emplois dans ma vie:
* Animatrice dans un centre de vacances pour enfants, ferme pédagogique exactement
* Domestique chez un couple de vieux riches et leurs deux petites
filles, initialement j'étais sensée être juste la baby sitter, hein, et
puis je suis vraiment devenue la "bonne à tout faire" l'espace de 3
semaines, vous savez, Marie Thérèse chez les Lequesnois!
* Vendeuse de pain dans une boulangerie
* "Responsable marchés hospitaliers" dans une entreprise "prestataires de service" dans l'industrie pharmaceutique (tout un programme, n'est-ce pas?)
Quatre films que je regarderai encore et encore
* La vie est un long fleuve tranquille, justement!
* 21 grammes
* Love Actually
* La tourneuse de pages




Quatre endroits où j'ai vécu
* Séné, toute mon enfance
* Carnac, quelques étés
* Brest, pendant deux ans
* Aix en Provence, depuis bientôt 3 ans
Quatre émissions/séries TV que je regarde
* The L Word évidemment!
* Lost
* Desperate housewives
* Prison Break
Quatre lieux où je suis allée en vacances
* Avignon
* Majorque
* Calpe
* Amsterdam

Quatre choses que je fais sur le net
* me battre avec le site de la SNCF
* écrire mon blog, et lire ceux des autres
* errer sur des forums
* lire le monde.fr
Quatre mets que je ne mangerais pour rien au monde
* des insectes (oui je triche, et alors??)
* des escargots
* du poulpe vivant (cf. Old Boy)
* des champignons (quels qu'ils soient!)
Mes quatres plats favoris
* les oeufs au plat du samedi soir by Papa
* les crêpes bretonnes
* les plateaux de fruits de mer
* les pâtes à toutes les sauces!
Quatre endroits où j'aimerais être en ce moment
* A la plage, en bretagne, sous un climat plus clément que ce que nous inflige le Sud en ce moment...
* A Amsterdam, en amoureuses
* A Paris, en amoureuses
* N'importe où, mais ailleurs, plus TARD, dans l'espace temporel!
Quatre personnes qui selon moi me répondront
* 22
* Ed
* Sarita (parce qu'à charge de revanche quand même ;)
* Touk Touk
Quatre personnes qui me feraient une agréable surprise en répondant
* Alban, histoire d'en savoir un peu plus
* Bloguette
* Elsa, dans les commentaires par exemple ;)
* Aliababua, même traitement qu'Elsa!
A vous maintenant!
03 juin 2007
Génération
Au fil des ans, je la retrouve sur mon visage devant la glace, je l'entends dans mes intonations, je la lis sous mon écriture. Au fil des ans, j'aime l'amande et la pistache, comme elle, j'ai des réflexes un peu maniaques, comme elle, j'ai les soucis, un peu les mêmes, qu'elle.
Ce n'est pourtant pas faute de m'être construite en opposition, à elle. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir choisi d'être tout comme elle ne voulait pas que je sois, elle.
Mais ce sont ses yeux, et ce même arrondi du visage, mais ce sont ses "l", penchés sur mes copies, et c'est sa voix au téléphone que les autres confondent avec la mienne.
Et il faut tout contrôler, comme elle, il ne faut rien laisser voir, comme elle. Il faut être dure, il faut être sèche, et intransigeante, surtout.
Nous nous aimons, c'est évident, il s'agit juste de ne jamais se le dire, au cas où ça paraîtrait trop, au cas où notre pudeur n'y survivrait pas. Nous vivons, souvent, les mêmes choses, c'est évident, il s'agit juste de n'en jamais parler, au cas où l'on s'y reconnaîtrait trop, au cas où cela trahirait notre volonté d'avancer toujours seule.
De par et d'autre, il y a une fierté indicible pour soi et de l'autre, aussi.
De par et d'autre il y a cette empathie qui ne veut pas dire son nom.
De par et dautre il y a cette attente, cette pression qui dit "adhère à mes choix, toi" et "toi, réalise ce que je n'ai pas accompli, ce que je t'ai permis de réussir".
Au premier quart de siècle, elle s'appelait Valentine, au second quart de siècle, elle n'aime pas son prénom, au troisième quart de siècle, elle aurait voulu que je sois Jeanne, au quatrième quart de siècle, elle s'appellera peut être Jeanne.
U.V.
De Gilles Paquet-Brenner, avec Jacques Dutronc, Marthe Keller, Laura Smet, Nicolas Cazalé...
Ca commence un peu comme un Ozon, swimming pool par exemple, ça finit un peu comme un Chabrol. L'angoisse monte doucement au fil des scène, et du soleil qui brûle l'écran. Rien n'est perceptible, tout est implicite, c'est juste une impression d'étau qui se resserre. C'est juste un univers bourgeois démonté, l'élément perturbateur, et la chute, saisissante.
Le casting m'a étonnée, on n'a pas vraiment l'habitude de Pascal Elbé dans ce genre de film, mais encore une fois, il est parfait. Dutronc est très bien aussi, tout comme Nicolas Cazalé. J'ai eu plus de mal avec Laura Smet, ou Julie, son personnage, je ne sais pas vraiment qui de l'actrice ou le personnage m'a le moins plu. C'est peut être cette sensation désagréable qu'avec ces yeux, bleus, avec cette moue, toujours la même et si convenue, avec ces cheveux blonds et son look de sirène un peu trash, elle peut difficilement jouer autre chose. Je ne sais pas, mais elle n'entame en rien la qualité du film, puisque le rôle lui va comme un gant somme toute.
C'est un excellent huis clos, très "cinéma français", très comme j'aime.



