28 juillet 2007
Les proses noires du chat. (1)
Le chat est noir et s’appelle Pétronille mais ça
c’est juste pour l’état civil.
Le chat est très investi émotionnellement, le chat
c’est moi.
Je représente je crois beaucoup de choses, la
solitude trop dense d’un soir de janvier
que n’a plus supporté une fille un peu perdue qui
est venue me trouver.
mal élevé,
solitaire,
je suis un chat transfert,
je le sais,
on s’y fait.
je me suis endormi sur le Gaffiot, le Bailly, et
les poèmes de Mallarmé.
Je suis un chat du soir,
pas de la nuit mais du jour qui tombe,
de l’angoisse du crépuscule et des lampes qui
brûlent obstinément leur obscurité.
je suis un chat qui veille, stoïquement, les
peines qui coulent,
je suis un chat qui scrute, paisiblement,
l’effervescence des jours.
les retours ne m’émeuvent plus
et les départs ne sont que des recommencements.
je suis le chat qui sait qu’il faut tout vivre,
et tout apprendre,
ingérer,
maintenant.
sa velléité et sa paresse,
je suis le chat qui la regarde manger sa vie.
je me suis vautré comme elle dans ses déraisons,
j’ai oublié en même temps qu’elle ce qu’elle n’a
plus voulu savoir.
hurler contre les murs,
suffoquer du poids de l’air
et meurtrir son âme en elle.
pétri de ses contradictions,
nourri de ses hésitations,
bercé au creux de ses espoirs,
lové dans son ennui.
Je suis le chat de ses pensées,
le chat qui marche dans sa tête,
je suis le chat qui la suit quand elle s’en va.
La vie s'étale, au fil de l'eau...

... et nous repartons dans les Côtes d'Armor.
A plus tard donc!
24 juillet 2007
Maman les p'tits bateaux...
Dimanche après midi, à la Trinité sur Mer, nez-à-nez avec l'Hydroptère...
18 juillet 2007
Blog à l'abandon...
... pour cause de vacances, eh oui, encore!
Après deux semaines intensives de concours, croyez bien qu'elles sont méritées, et qu'elles seront brèves, avant le retour aux révisions.
En attendant, du fin fond de ma Bretagne, je pense un peu à vous, et viendrai vous donner quelques nouvelles...
Note pour les mauvais esprits: il fait beau parfois ici, je me suis même baignée hier, à la Baule...
Note pour les esprits malins: pas de commentaires douteux sur ce maillot, c'est le mien! (eh oui, vous saurez tout)
06 juillet 2007
De l'incompréhension
"- Vous êtes toutes célibataires, comme moi, personne n'a de copain?
- Je n'ai pas de copain, j'ai une copine, elle m'a beaucoup soutenue cette année
- Oui moi aussi j'ai une copine qui a été sympa, mais bon, c'est pas pareil...
- Non non, ce n'est pas une copine, c'est MA copine, on est ensemble quoi...
- Ah, tu es...
(un ange, son père, sa mère, ses frères et ses soeurs passent, lentement, en file indienne, j'en ai même vu un qui a pris des photos...)
- Oui. Elle est d'ailleurs bien courageuse, ça va faire un mois qu'elle attend que je sois moi aussi en vacances pour qu'on puisse enfin rentrer en bretagne
- Ah. Eh bien moi, non seulement je n'ai pas de copain, mais je n'ai même pas ça non plus...
(l'ange et toute sa famille repassent dans l'autre sens, j'en ai entendu un ricaner cette fois!)
- Bon, eh bien euh, j'y vais moi..."
(et moi je suis restée avec les anges qui avaient décidé de pique niquer sur place, finalement.)
01 juillet 2007
Dialogue avec mon jardinier
De Jean Becker, avec Jean Pierre Daroussin, Daniel Auteuil, Fanny Cottençon.
C'est un film sur l'amitié, sur la vie, et sur les couleurs. Sur la nature, sur la peinture, sur la parole.
C'est un beau film, très calme, très serein, très coloré, très pur.
C'est un film classique, réalisé selon les canons du genre, interprêté sans faute.
Jean Pierre Daroussin porte pratiquement le film à lui tout seul. Il est, de loin, la pièce maîtresse de l'oeuvre, l'âme de cette histoire qui s'éteint avec lui.
Daniel Auteuil, curieusement, m'a un peu déçue, à trop jouer son propre rôle, comme on a tant l'habitude de le voir faire, pas assez cependant pour gâcher notre plaisir.
C'est un film que j'ai apprécié de voir, comme une parenthèse naturaliste, dans une telle période de stress, c'est un joli film pour les beaux jours...








