28 août 2007

"Quand la terre part à la renverse"*

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Nous sommes retournées à Brest.

Le Boulevard Blum nous a pris à la gorge et Kerichen s’est dressé sur notre gauche. La cour était déserte, et aux fenêtres des internats, on avait changé les rideaux.

Nous avons laissé la voiture aux halles Saint Louis, et nous sommes entrées à Dialogues directement. Sur les tables des libraires, les œuvres aux programmes de Normale Sup’ et de l’agreg’, et les manuels d’histoire de France, l’odeur entêtante de mes khâgnes m’a surprise à nouveau.

On est sorties sur la rue de Siam, pour entendre le vent qui dévalait depuis l’hôtel de ville pour se jeter sous le Recouvrance. On est remontées vers Jean Jaurès, et on a mesuré combien on avait changé, grandi, en si peu d’années.

Faute de temps, nous ne sommes pas repassées par Saint Martin, voir l’appartement de la rue Paul Masson, le cinéma d’arts et d’essai qui nous cueillait les soirs d’angoisse, la rue Paul Roux qui descendait vers le lycée.

Au fenêtres de l’hôtel de ville, tendues de part et d’autres, les premières affiches pour annoncer Brest 2008. Les jets d’eau qui s’élèvent et se taisent, la ville verticale, horizontale, perpendiculaire.
La ville carrée.
Brest.

* Brest, MIOSSEC, "1964", 2004.

 

Posté par polysemie à 12:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur "Quand la terre part à la renverse"*

    Brest

    Je ne suis allé qu'une seule fois à Brest à l'occasion d'un rassemblement de vieux gréements.
    Sur les quais, j'ai cru rencontrer un fantôme, plus tard, j'ai errais longtemps avant de retrouver le
    bivouac.j'aurais bien aimé que tu sois là pour m'indiquer la route.

    Posté par axis, 29 août 2007 à 05:08 | | Répondre
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