13 mars 2008
Le Cahier
de Hana Makhmalbaf, avec Nikbakht Noruz, Abdolali Hoseinali,
Abbas Alijome…
« Buddha s’est effondré de honte ».
Le film commence par l’explosion. L’explosion des Buddhas
par les Talibans. Et fait sursauter toute la salle. Comme si nous ne savions
pas déjà. Comme si nous ne pouvions pas encore y croire. Tout au long du film, nous
suivons le périple d’une toute petite fille qui court après une éducation, une
liberté qu’on ne peut, qu’on ne veut lui donner, et contre des principes
barbares dont les enfants sont si jeunes empreints.
« Nous te lapiderons! » crient de très jeunes garçons. Et cela glace de les voir si savants, malgré leurs joues rondes et leurs mains d’enfants, de la façon dont ils pourront bientôt aliéner les femmes eux aussi, les torturer et les assassiner sous quelques religieux prétextes.
Ils m’ont enfermée parce que j’étais belle glisse une fillette à un moment. Résumant d’un trait toute la condition des femmes afghanes sous les Talibans.
Tout au long du (magnifique) film nous nous rappelons que cela se passe ailleurs mais maintenant.
Commentaires
Aaaaaaaaaaah ! bravo ! de l'avoir vu.
Ce film m'a terrorisée et hantée pendant des jours et des jours.
J'ai cru (et ça m'arrive tout à fait exceptionnellement) que je ne pourrais pas soutenir l'horreur des épreuves de cette petite poupée ! J'ai tenu bon...
Je trouve ce film ESSENTIEL ! Si seulement d'educnat pouvait le faire voir aux élèves. En plus, je suis convaincue qu'il plairait aux enfants mais qu'en plus ça ouvrirait une réflexion et qui sait.. une prise de conscience !
scuse j'ai écrit avec les coudes, mais je suis diminuée ces temps ci... Donc, faudra bien lire "léducnat" et pis tu retires un "en plus" et ça ira comme ça !
J'ai vérifié, (j'avais peur de l'avoir loupé...) le film n'est pas encore sorti chez moi. J'irai dès que ce sera le cas.
L'ai enfin vu. En suis sortie bouleversée, révoltée, par la destruction que fait une guerre. Pas seulement des vies humaines supprimées, des bâtiments détruits, mais l'âme d'un peuple anéantie. Il semble qu'il n'y ait plus de lien humain entre les individus quels qu'ils soient.



