Je crois que je vais faire un blog...

vie et moeurs d'une jeune goudoue in heteroland... reflexion intense, procrastination démente, engagement furieux, contemplation, dégustation, inspiration.

29 juin 2008

Demain, le bac!

Demain, je repasse l'oral du bac de français, ou tout comme, sept ans après...
J'ai accompagné Jérémy, depuis le mois de mars, à la demande de ses parents, tout au long de la préparation des épreuves anticipées de français. Jérémy n'aime pas lire, n'aime pas le français, n'écoute visiblement pas en cours, ne prend pas de notes, ou si peu, et n'aura pas lu une seule de ses oeuvres au programme avant le mois de mai. Il navigue entre 5 et 7/20 à ses bacs blancs écrits, et ne tiendra pas plus de 4minutes la première fois où je lui ferai passer un entraînement oral... Jérémy est en S, mais tout de même, il y a des limites, pensé-je.

Au début, rien ne sort, muet à mes questions, j'ai l'impression de lui parler chinois, il meuble ses entraînement oraux de longs "euuuuh".

Mais je l'aime bien quand même, sans trop savoir pourquoi, et je me plais à le faire lire, comprendre, parler coûte que coûte sur les textes.

Au final, nous avons fiché ensemble la totalité de ses trente et quelque textes, et j'ose croire qu'il les maîtrise en grande partie quant à leurs enjeux littéraires, leurs implications idéologiques.

Jérémy n'est pas stressé, ça non, jamais, moi oui. C'est lui qui passe demain, à 14h, et c'est mois qui me fait les sangs en attendant qu'il m'appelle, pour me dire sur quoi il est tombé, comment il pense s'en être sorti.  Il a progressé, c'est évident, en témoigne ses présentations orales ben plus riches et plus complètes en 10minutes, et ses deux derniers commentaires composés notés 11/20 par son professeur, en dépit de sa syntaxe parfois approximative.
Je ne pensais pas m'être autant impliquée, mais la semaine dernière, quand il m'a appelée après son écrit, tout heureux de me dire qu'il avait été inspiré, qu'il s'était senti à l'aise sur Balzac, ça m'a donné le sourire pour toute la journée! Alors forcément, pour demain avec toutes les heures que nous avons passé sur sa liste de textes...

J'ai connu l'angoisse de ne pas "boucler le programme" à temps, l'angoisse qu'il n'arrive jamais à aligner deux phrases cohérentes sur Montaigne, l'angoisse de ne pas réussir à l'intéresser, à le motiver...
Mais j'ai aimé partir de son "Pfff...rien!" lapidaire, réponse à ma question "que se passe-t-il dans Moderato Cantabile?," pour lui ouvrir une petite lucarne sur le monde de Duras, lui faire comprendre la réalité sensuelle du dîner chez Anne Desbaresde, le pousser à s'interroger sur le statut de la femme au travers d'Emma Bovary et de Mme de Clèves,  lui ouvrir les yeux sur  tous les fantasmes et tabous sous tendus chez Genêt, lui montrer qu'on pouvait aussi réfléchir sur le conflit Irakien, le terrorisme et les émeutes des banlieues en 2005 à partir de Montaigne, ou de Diderot, essayer de lui faire réaliser, en somme, que la littérature qu'on lui imposait à l'école n'était pas que des mots, mais portait en elle toutes les passions, toutes les violences et toutes les grandeurs et les misères qui nous entourent quelque soit notre époque...
A sa façon de m'interroger encore et encore sur Les Bonnes de Genêt avant que je ne parte hier, j'ai eu l'impression d'avoir ouvert une toute petite brèche dans son indifférence. Alors demain, j'espère que le correcteur pourra entrevoir la progression ces quelques mois chez mon petit protégé.

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17 janvier 2008

Live

Zazie421Après un concours passé sans conviction et certainement raté, mais qui a eu le mérite de me remettre les idées en place, nous sommes allées à son concert, dans une petite salle du Pasino d'Aix en Provence, et ma foi, c'était plutôt rafraichissant...

Outre ses chansons qui me plaisent en général, Zazie à un ton, et une grace qui m'émeuvent, surtout en public. L'interprétation live de Je suis un homme était particulièrement magistrale, et ressemblait presque à une gifle qui nous était à tous adressé, derrière les sourires... Certains cris m'ont tordu le ventre et le fameux "et je n'ai rien fait!" lapidaire m'a fait monter les larmes aux yeux...

Il faut noter aussi que les concerts de Zazie sont de véritables meating de goudoues. La faute à sa dégaine rock n' roll sans doute, à Adam&Yves bien sûr et l'ambiguïté qu'elle dégage malgré elle aussi. C'était amusant toutefois de se sentir presque en majorité ailleurs qu'à la gay pride ou que dans des lieux estampillés LGBT.

Enfin il faudrait l'écrire pour tout à fait être honnête: qu'est-ce qu'elle est...

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09 janvier 2008

Sécurité émotionnelle, insécurité civique

En 2003, dans l’Insécurité sociale – Qu’est-ce qu’être protégé ? Robert Castel remarquait déjà qu’ « il est significatif en tous cas, comme la situation politique en France l’illustre en ce moment même, que la demande de sécurité se traduise immédiatement par une demande d’autorité qui, si elle est livrée à ses propres emballements, peut menacer la démocratie ».

En 2007, cette demande d’autorité s’est matérialisée incontestablement par l’élection du ministre de l’intérieur le plus autoritariste et usant de la rhétorique sécuritaire la plus violente à la présidence de la République.

En 2008, on nous propose, sans se soucier le moins du monde des libertés fondamentales construites depuis 200ans dans notre démocratie, de rajouter à la sanction du juge, la sanction d’une commission d’enquête pour éloigner les individus considérés dangereux de la société. Avant la Révolution, on appelait cela les « lettres de cachet »…

Monsieur et Madame Michu en sont bien aise, et, même si insistent-ils ils n’ont pas vraiment voté pour Sarkozy en mai dernier, là, ils trouvent que c’est une bonne idée quand même. Parce que ce n’est tout de même pas normal qu’un salopard qui a enlevé et violé une petite fille se retrouve en liberté et prèt à recommencer 10 ou 15 ans plus tard!

Certes. Monsieur et Madame Michu sont humains, trop humains, comme vous, comme moi. Et pensent d’abord avec leurs tripes, surtout quand ils songent par exemple à leurs propres enfants ou petits enfants. Ce sont dès être émotifs, et de fait face à de tels faits divers, émus. On ne peut leur en vouloir.

Mais le Président de la République n’est pas élu pour se faire l’écho des émotions individuelles. Et le Juge n’est pas là pour venger les victimes mais pour rétablir la justice, selon la loi.

L’idée de prolonger la peine des détenus, sur décision discrétionnaire d’une commission d’experts, par l’enfermement dans des centres de sécurité pour prévenir les récidives pose successivement plusieurs problèmes.

Un problème de démocratie évidemment.
Il y a trois pouvoirs en France, législatif, exécutif et judiciaire, qui se contrôlent et se limitent entre eux En rajouter un quatrième revient à bouleverser cet équilibre fragile et par conséquent à menacer directement nos libertés fondamentales. C’est nier le discernement du Juge et sa capacité à rendre justice. C’est nier la pertinence de la loi et sa capacité à régenter la société. C’est remettre entre les mains de quelques uns seulement le pouvoir de décider de la liberté d’autrui. Et c’est évidemment condamner autrui à la réclusion à perpétuité puisque pas un psychiatre ne voudra avoir la responsabilité de la remise en liberté d’un potentiel récidiviste, comme le soulignait justement Hélène Jouan hier matin sur France Inter.

C’est aussi un problème de fonctionnement des institutions.
Vouloir prévoir un enfermement après la prison revient à mettre en exergue d’autant plus l’inanité de la prison. Robert Badinter, sage parmi les sages, insiste depuis trop longtemps déjà sur ce point. Il faut repenser le fonctionnement et le but de nos prisons. Il ne s’agit pas seulement de soustraire les monstres aux yeux des citoyens le temps que l’émotion retombe, mais bel et bien de préparer, toujours, la prochaine réinsertion. Sinon, autant éliminer directement et physiquement les dits-monstres. L’abolition de la peine de mort suppose dès l’origine de porter un effort plus conséquent sur la réinsertion post carcérale.

C’est enfin un problème d’éducation des populations.
L'obssession sécuritaire de nos contemporains découle essentiellement de l'illusion selon laquelle le progrès technique et social devrait nous garantir contre tous les risques, et que le rôle de l'Etat est en effet d'annihiler ces risques. Mais le risque zéro n'existe pas. Aussi dramatiques puissent-ils êtres, les faits de pédophilie, d'infanticide, aujourd'hui perçus comme le summum de l'horreur (encore une fois, tout est question d'époque, il y a 150 ans, l'horreur absolue résidait dans le parricide, dans 150 ans, il résidera peut être ailleurs encore), n'en demeurent pas moins des "faits divers" et l'Etat peut difficilement avoir prise sur le fait divers, qui est affaire individuelle, et non collective, qui révèle des pulsions ancestrales de l'être humain. Demander à l'Etat de policer chacun de ses individus, d'anéantir l'intégralité des pervers, des malades, des déviants, revient à demander à l'Etat d'enchaîner tout un chacun. On ne demande pas à l'Etat de garantir le risque zéro en voiture (encore que...), un accident de la route est le fait du hasard, de la malchance, du "ça n'arrive pas qu'aux autres". Un enlèvement d'enfant aussi. Si nous refusons de vivre en acceptant ce risque, nous ne pouvons plus vivre libres.

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30 novembre 2007

Choc esthétique

J'avais passé la soirée avec cet ami, autour de quelques pintes, dans la chaleur et la convivialité du seul pub digne de ce nom à Aix (au Bulldogge comprenez). Il m'avait dit que quand il lisait Yourcenar... et il avait juste esquissé un grand mouvement, comme pour exprimer la fluidité, ou l'emportement, je ne voyais pas bien, je ne connaissais pas Yourcenar alors.

En rentrant au milieu de la nuit, à défaut d'être fatiguée, et comme de toutes façons, mon lit était froid et vide de l'absence temporaire d'Elixir, je me suis emparée, avec curiosité, du petit livre qu'il m'avait offert quelques semaines auparavant, pour mon anniversaire.
Anna, Soror... de Marguerite Yourcenar.
"Elle était née à Naples en l'an 1575, derrière les épaisses murailles du fort Saint-Elme dont son père était gouverneur."

Et dès ces premiers mots j'ai compris. C'était la phrase parfaite, qui se déroulait et raisonnait en moi comme une évidence, où rien ne manquait, où rien n'était en trop. La phrase pure, qui dressait les murailles, qui remontait le temps, qui faisait entendre presque les cris de l'accouchée et le vent qui sifflait sur les pierres. J'ai pensé à Stendhal d'abord, et puis je me suis laissée emportée au fin fond des désirs d'Anna et Miguel. J'aurais voulu pleurer de la beauté de ce texte tellement je ne croyais plus que ça pouvait encore m'arriver, me faire un tel effet, de découvrir un auteur. De ceux qu'on reconnaît aux toutes premières syllabes, de ceux qui vous prennent par la main, et semblent vous dire, viens, écoute moi, après moi l'écriture ne sera plus jamais la même.

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13 novembre 2007

Démocratie quand tu nous tiens...

A l'Université de Rennes II, lors d'un vote à bulletins secrets sur la poursuite du blocage comme moyen d'action contre la loi Pécresse, plus de 3200 personnes se sont prononcées, dont 66% ont voté contre ce blocage. Qu'importe, la Coordination Nationale Etudiante bloquera quand même la fac, en traitant évidemment les opposant de fascistes...

Petite anecdote personnelle et égocentrique.
En 2006, lors des manifestations anti CPE, les étudiants de la fac de lettres d'Aix en Provence s'étaient rendus à l'Institut d'Etudes Politiques où j'étudiais alors, pour tenir une AG sur les modalités de la contestation étudiante. J'y avais assisté et voté, à main levée, pour la grève, mais contre le blocage de l'IEP, considérant que les non gévistes avaient le droit de continuer à venir en cours, s'instruire et travailler leurs examens qui approchaient. J'avais pu constaté l'élégance et le fair play des syndicalistes étudiants alors, qui huaient les opposants à la gèves et/ou au blocage en les traitants de fascistes, et de moutons de panurge. Très sain comme contexte de prise de décision et d'expression d'opinion, n'est-il pas?

Parmi les revendications de cette Coordination, outre l'abrogation de la Loi Pécresse, le retour aux 37,5ans de cotisation pour tous et la suppression des droits d'inscription universitaires.

Admirez cette cohérence: cotiser moins longtemps mais bénéficier plus encore des largesses de l'Etat. Les frais d'inscription représentent une somme non négligeable, certes, mais une somme déjà bien allégée par l'intervention de l'Etat et le jeu de la solidarité nationale, il n'est besoin pour se rendre compte de cela que de comparer les coûts des formations initiales, subventionnées par l'Etat et des formations continues à la charge de l'étudiant. Une logique pleinement solidaire irait même dans ce sens, attention ça risque de faire mal: il faudrait augmenter les droits d'inscription pour être tout à fait juste.

Considérant en effet que l'accès au études supérieures est pour grande partie fonction de la catégorie socioprofessionnelle des parents, mais que les fonds injectés par l'Etat pour préserver la relative gratuité des études supérieures proviennent indifféremment des cotisations sociales versées par toutes les catégories socioprofessionnelles en France, on peut conclure que relativement à leur taux de chance de voir un jour leurs propres enfants sur les bancs de la fac, les ouvriers cotisent plus que les cadres qui eux sont quasi certains de voir un jour leur rejeton licencié en telle ou telle matière.
Une augmentation des droits d'inscription poserait certes un problème de seuil, dans la mesure ou les non boursiers, d'origine modeste juste au dessus du plafond d'attribution des bourses verraient leurs opportunités d'aller à l'université grandement altérés par ces droits d'entrée.
Mais c'est justement sur ce seuil qu'il faudrait pouvoir jouer, en le relevant et en instituant des mécanisme de progressivité ou de proportionnalité. La solidarité elle se fonde là, il me semble, dans notre capacité à générer une certaine "égalité des chances", à tous points de vue.

On ne peut pas demander la gratuité totale de l'université, tout en lui demandant d'être un tremplin efficace vers l'emploi, doté de réelles qualités professionnalisantes, l'accuser du taux de chômage des jeunes diplômés, bloquer le campus au moindre prétexte et s'inscrire en inlassablement en fac de psycho...

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20 septembre 2007

Brève d'Aixoise

Aix en Provence, rue Boulegon, 16h00.
Deux gamines d'une douzaine d'années, en jean's baskets avec leur Eastpack sur le dos, sortent des cours.
Au moment où nous nous croisons, l'une des deux lance à l'autre
"-Pfff! J'ai pas touché un mec depuis la rentrée moi!"

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02 septembre 2007

Retour dans le passé

DSCF6095Aujourd'hui, pour ce dernier jour en Bretagne, j'ai amené Elixir sur les plages de ma petite enfance.

Après 12 ans sans avoir mis les pieds à Landrezac, j'ai été saisie par le calme et l'entendu puissante qui l'occupent, si éloignés de l'étroitesse et du brouhaha carnacois. Les dunes dans les années 1980 étaient laissées à l'état sauvage et un peu abondonnées, le chemin de la plage était bordé de chardons, aujourd'hui c'est une réserve naturelle qui permet d'admirer une flore préservée.

Un peu plus loin, les tours du chateau de Suscinio veillaient toujours leurs douves opaques et vertes, qui accompagnaient les étés d'Anne de Bretagne, qui rythment aujourd'hui les sorties scolaires morbihanaises.


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29 août 2007

Tout au long de la Manche

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Tempête au Gouffre à Plougrescant



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Les toits de Caen



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Lille rouge et bleue



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Lille noire et blanche

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28 août 2007

"Quand la terre part à la renverse"*

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Nous sommes retournées à Brest.

Le Boulevard Blum nous a pris à la gorge et Kerichen s’est dressé sur notre gauche. La cour était déserte, et aux fenêtres des internats, on avait changé les rideaux.

Nous avons laissé la voiture aux halles Saint Louis, et nous sommes entrées à Dialogues directement. Sur les tables des libraires, les œuvres aux programmes de Normale Sup’ et de l’agreg’, et les manuels d’histoire de France, l’odeur entêtante de mes khâgnes m’a surprise à nouveau.

On est sorties sur la rue de Siam, pour entendre le vent qui dévalait depuis l’hôtel de ville pour se jeter sous le Recouvrance. On est remontées vers Jean Jaurès, et on a mesuré combien on avait changé, grandi, en si peu d’années.

Faute de temps, nous ne sommes pas repassées par Saint Martin, voir l’appartement de la rue Paul Masson, le cinéma d’arts et d’essai qui nous cueillait les soirs d’angoisse, la rue Paul Roux qui descendait vers le lycée.

Au fenêtres de l’hôtel de ville, tendues de part et d’autres, les premières affiches pour annoncer Brest 2008. Les jets d’eau qui s’élèvent et se taisent, la ville verticale, horizontale, perpendiculaire.
La ville carrée.
Brest.

* Brest, MIOSSEC, "1964", 2004.

 

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11 août 2007

Festival des Chants de Marins, Paimpol 2007

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HYPERCUT, groupe de percussions bordelais.

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